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dimanche 19 février 2017

Changer les choses




« Je ne peux plus accepter les choses que je ne peux pas changer.
Je change les choses que je ne peux pas accepter. »

Angela Davis









samedi 18 février 2017

Les étincelles

     Il pourrait paraître étonnant que de profondes pensées se trouvent plutôt dans les écrits des poètes que ceux des philosophes. La raison en est que les poètes écrivent inspirés par l'enthousiasme et de la force de l'imagination : il y a en nous des semences de science, comme dans une pierre de silex (des germes de feu), que les philosophes extraient par les moyens de la raison, tandis que les poètes, par les moyens de l'imagination, les font jaillir et davantage étinceler.


René Descartes, Cogitationes Privatae.



mercredi 15 février 2017

En attendant le bus



En attendant le bus




     Qui n'a pas connu la frustration très agaçante d'attendre un bus ou un train qui ne venait pas ? L'attente pénible nous plonge souvent dans l'irritation et l'énervement, elle nous remplit de pensées noires. A fortiori, quand les conditions climatiques sont dures, par temps de grand froid ou de pluie battante. Cela m'est arrivé souvent, mais une fois en particulier que j'attendais à Liège un bus dont l'attente s'éternisait, j'ai eu la chance d'avoir un livre avec moi, et pas n'importe quel livre, le Bodhisattvacharyāvatāra (L'entrée dans la conduite des bodhisattvas) de Shāntideva1. Et dans ce livre, dans le chapitre VI sur la patience, Shāntideva donne ce conseil précieux :


« Il n'est rien qui, par l'accoutumance,
Ne devienne aisé.
Ainsi, en vous familiarisant avec de moindres maux ,
Apprenez à en supporter de grands.

samedi 11 février 2017

En repos dans une chambre





En repos dans une chambre







Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent dans la Cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d’une place. On n’achète une charge à l’armée si cher, que parce qu’on trouverait insupportable de ne pas bouger de la ville. Et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu’on ne peut demeurer chez soi avec plaisir. Etc.